Un nouveau pas … Un grand cette fois …

10 juillet 2014 | Tags: , , ,

temoignageBonjour à toutes,

je reconnais que je ne “poste”, ni même me connecte sur Txy aussi souvent que je le souhaiterais. Boulot boulot …

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous faire part de ma “révélation” auprès de … mes filles (je n’ai réussi qu’à faire des filles, et elles sont ‘top’ [normal, c’est les miennes]).

Je vous livre ci-dessous la lettre que je leur ai donnée en mains propres, avant d’affronter l’épreuve orale avec elles. Sans dévoiler de secrets, si je publie ceci aujourd’hui, c’est que tout s’est super bien passé. Je ne peux qu’encourager les amies dans le même cas que le mien d’en faire autant. Quel soulagement !!!

Ma lettre à mes filles (27, 25 & 22 ans):

“Bonjour mes filles,

Je ne sais pas trop par où commencer cette lettre …
Plusieurs fois que je l’ai recommencée, effacée, et encore & encore.
J’ai tourné et retourné plusieurs fois le sujet dans ma tête, j’en parle, je n’en parle pas…

J’ai décidé de me jeter à l’eau et de vous parler. J’espère juste que je ne vais pas (trop) le regretter.
Je suis conscient que je vais mettre pas mal le b….l dans vos vies et notre relation familiale. J’assumerai les conséquences.

Je vais passer une épreuve. Je passerai l’écrit & l’oral. Je suis meilleur à l’écrit, d’autant plus que je ne pourrai pas commencer l’oral sans pleurer au bout de 30 secondes.

On commence par l’épreuve écrite. Après, on pourra passer à l’oral.

Vous vous êtes rendues compte que ça ne ‘gazait’ pas trop entre Françoise & moi, depuis quelques temps. Il y a certes son questionnement quant à sa cessation d’activité toute proche (la «retraite» ça s’appelle …), mais il y a également autre chose, dont j’assume la pleine et entière responsabilité.

Je vais tenter de vous exposer la raison, et j’espère que vous comprendrez, et que je ne vais pas le regretter.

En ce qui me concerne, il y a eu l’aspect “professionnel”, qui nous a préoccupé, et contribué à mettre une mauvaise ambiance à la maison. C’est sûr, mais ça s’est arrangé depuis un an. C’est encore un peu ‘tendu’, mais la tendance est ‘positive’.

Il y a un autre aspect, beaucoup plus personnel celui-là. Et c’est ce dont j’ai décidé de vous en parler aujourd’hui.

Je tiens à vous rassurer tout de suite, on ne parle pas du tout de maladie, et, que je sache, je n’ai rien à me reprocher du point de vue judiciaire, sauf quelques radars certainement mal réglés sur mon chemin. C’est juste que je suis … «différent» on va dire.

Vous êtes mes filles, et je vous adore. Vous êtes au ‘top’.
Nous avons eu des tensions, comme dans toutes les familles, mais – heureusement – nous avons eu beaucoup plus de moments supers.
Nous n’avons jamais manqué de rien; il y a tellement pire que notre situation quand on y pense.

Ce que je vais vous révéler ici va vous surprendre, voire vous choquer.
J’espère seulement que vous voudrez bien me comprendre. Et ne pas me rejeter.

Toutefois, je le comprendrais très bien, et de fait je regretterais énormément de m’être confié ainsi, mais si je ne me confie pas à mes propres enfants, auprès de qui le ferai-je ?   C’est sûr qu’après, vous me regarderez différemment. Normal.
Il me plaît de croire que vous me considérerez encore.

Il faudra peut-être du temps. Là aussi je comprendrai, et j’aurai la patience d’attendre.

Je suis de la “de la vieille école”. J’ai été élevé avec des “principes”, des “tabous”. Il y a des sujets qu’on n’aborde pas. Pas du tout, ou «pas facilement».

On a tous un peu du genre opposé en nous. Masculin-Féminin, Féminin-Masculin.
L’équilibre est plus ou moins prononcé en faveur de l’un ou de l’autre.
Ca fait les vraies femmes; ça fait les vrais hommes, les “durs”, les “vrais”.

Et puis, il y a les autres … dont je fais partie.

Il se trouve qu’en ce qui me concerne, la part féminine se trouve être prépondérante sur ma part masculine.
Je suis né comme ça. Il m’a fallu pas mal (voire trop) de temps avant de m’en apercevoir et d’en prendre pleinement conscience.

Ado, j’avais les cheveux longs, combien de fois je me suis fait traité de “fille”, de “gonzesse”, ou appelé “Paulette” à l’école, au lycée, dans le bus.
Je pleurais le soir. Seul. Je n’en ai jamais parlé à mes parents, même si ça me faisait du mal.

Quand nous faisions les magasins, avec ma mère, Momo & moi, on entendait souvent : “Bonjour (ou au revoir) Mesdames”.
Ca me gênait parfois. Et puis on s’habitue. Maintenant, quand j’y repense, ça m’amuse.

J’ai longtemps «hésité», sans savoir, sans être conscient de ma différence.
Et puis j’ai rencontré Françoise. Nous nous sommes “trouvés” tous les deux.

Nous avons flirté, nous nous sommes aimés, nous nous sommes “mis ensemble”. Dans son studio, dans le mien, puis dans un appartement plus grand. Dans une maison, puis une autre.
Nous n’avons pas forcément fait les choses «dans l’ordre convenu» : le bonheur de la naissance d’Anne-So ; puis notre mariage, déménagement, nouvelle joie : Emma, déménagement, bonheur suivant : Marie; les US, déménagement, Grenoble … etc, etc. Vous savez tout.

Mais ma dualité féminine/masculine a toujours été là. Et j’étais persuadé de ne pas être normal. Non seulement pas “normal”, mais seul dans mon cas.

Donc encore bien plus difficile à l’admettre pour soi, et pour les autres.

Que dire ? Que faire ? A part se taire et se terrer … s’enterrer.
Qu’aurait dit Françoise ?  Qu’auraient dit mes parents, les siens ? La famille ? Les ‘autres‘ ??  On ne parle pas. Le regard des autres !!!  On ne dit rien. On reste emmuré.

Et puis j’ai pu découvrir que je n’étais pas isolé dans mon cas. Merci internet.
Je n’étais plus seul. Une, puis deux, puis dix. A Rennes, Paris, Strasbourg ou Marseille. Là, j’ai commencé à me sentir mieux, ou en tout cas rassuré.
Mais pour autant, je n’étais pas prêt pour autant à en parler à qui que ce soit.

J’ai toujours été ainsi, du plus loin que je puisse me souvenir.
La seule chose, c’est que mon besoin d’exprimer ma féminité s’est accru avec le temps. Et je peux dire que je suis loin d’être seule dans ce cas.

Les échanges que j’ai pu avoir avec la “communauté” à laquelle j’appartiens (si je peux dire) me l’ont très souvent confirmé.
Raison de plus pour ceux/celles qui sont de la même tranche d’âge que moi. Même parcours, mêmes angoisses & remises en question, mêmes … tout.
Tout s’est “accéléré” dans les 15 à 20 dernières années. Je ne sais pas pourquoi. Il y a certainement une ou plusieurs bonnes raisons.

Peut-être plus de liberté du fait de mes déplacements, plus de facilité de me retrouver seule ?
En 2009, je me suis retrouvée très souvent seule à la maison, à tenter de démarrer une activité qui n’a pas marché, mais qui m’a ‘occupé’ en tout cas.
Quand on est seul, on se remet en question. Complètement.
Qu’est-ce que je fais, qu’est-ce que je veux, qu’est-ce que je fous, qui je suis ?

Sur les conseils d’une amie, j’ai été voir le médecin. Plusieurs fois, j’ai failli quitter la salle d’attente en me demandant ce que je faisais là, et je me rasseyais. Et puis mon tour est venu. Trop tard pour faire machine arrière.
Quand il m’a demandé ce qui n’allait pas, je me suis effondré en larmes.
Et il était loin d’imaginer ce que j’allais lui révéler. Il pensait plus à une dépression liée à mes soucis professionnels de l’époque…
Au lieu d’une consultation de 20 minutes, je suis resté une heure. Il m’a écoutée. Il a été super. Il m’a confirmé (si j’en avais encore besoin) que je n’étais pas un cas isolé, loin de là.

C’est là où il m’a dit : “Dans l’état où vous êtes, je pense que vous n’allez pas pouvoir cacher cela plus longtemps à votre entourage …”.
J’ai répondu que je n’en savais rien, mais qu’il y avait des chances que j’en parle.
Il m’a prescrit des antidépresseurs, en me disant d’en prendre pendant une dizaine de jours, et d’en parler quand je me sentirai “détendu”.
Je suis rentré à la maison. A midi, nous étions à table (il y avait Emma je crois), et j’ai dit que j’avais été consulter.

Sans plus de détails, sauf que je me suis remis à pleurer. Françoise a trouvé une bonne idée de m’avoir prescrit des antidépresseurs.
Je suis montée me reposer. J’ai encore pleuré une bonne partie de l’après-midi et de la nuit.

Comme je ne supporte pas de prendre des médicaments, encore moins ceux dont on ne connait pas trop les effets, j’ai tout révélé à Françoise le lendemain matin en pleurant. J’en ai parlé à elle seule. Mais vous pensez bien que j’ai définitivement cassé notre relation.
Comment imaginer que la personne avec laquelle on est mariée depuis 30 ans ait pu cacher cet aspect de sa personne ?
Imaginer que “celui” avec qui on fonde une famille, qui pose du «placo», abat des murs ou des arbres, puisse également être … “celle” ?
J’ai foutu notre couple en l’air. Peut-être ma famille à présent … J’assume.
D’un certain côté, je suis “soulagé” de pouvoir parler de ma différence.

Mais je suis pleinement conscient que j’ai partagé ma charge, et que Françoise en a pris plus que la moitié sur elle.
Nous avons parlé ce même jour. Elle tombait littéralement du plafond.

Elle m’a néanmoins écoutée, en me disant que c’était très courageux de ma part, et que de nous deux, j’étais certainement le plus à plaindre, qu’elle avait pu voir des émissions sur le sujet, …  J’ai beaucoup pleuré, elle aussi…
Je l’ai remerciée de m’avoir écouté, mais … c’était trop tard, le mal était fait.
J’aurais pu continuer à vivre en cachette, sauf que j’étais arrivé à un point où je n’en pouvais  plus.
Nous n’en avons plus trop reparlé. Sauf lors d’accrochages, une fois ou deux.
Quand j’avais mon studio à Aix, j’ai pu trouver un équilibre entre mes «deux vies», une semaine sur deux. J’ai pu rencontrer des personnes avec qui parler. Qui ont la même vie que la mienne, les mêmes soucis “existentiels”.
J’en ai même connu une qui a décidé de mettre fin à ses jours, comme on dit… Et elle a réussi…

A présent, j’ai retrouvé ce job à Saint Etienne, qui me permet de concilier l’aspect stabilité professionnelle & financière, et ma vie personnelle.
Si seulement j’avais pu me “dévoiler” plus tôt, ou si j’étais né plus tard, et si, et si …

Je ne me cherche pas d’excuses, j’assume pleinement ma différence.
Je recherche juste un peu de compréhension si possible, et de soutien, éventuellement.

Je ne peux que comprendre votre effarement, votre stupéfaction.
Les «problèmes», c’est tellement mieux chez les autres que dans sa propre  famille.

J’ai assuré Françoise de mon soutien et de ma présence, que ce soit du point de vue moral ou ‘financier’. Je serai toujours là. Pour elle, et pour vous. Je peux vous assurer que vous ne manquerez de rien.
Françoise a également besoin de vous. Je sais que vous êtes très proches d’elle et je vous en remercie.

S’il vous plaît d’accepter ma différence, même si celle-ci n’est avouée que très (trop) tardivement ; ne me regardez pas trop ‘de travers’ la prochaine fois que nous nous verrons.

Je vous embrasse ; au risque de me répéter : je vous aime.
Pap’

Voilà. Désolée de vous avoir infligé la lecture de cette lettre, mais je me devais de témoigner.

Témoigner de l’ouverture d’esprit de mes filles, qui se sont tournées vers moi en pleurant, et en me disant qu’elles me soutenaient totalement dans ma démarche, que c’était très courageux de ma part, et qu’elles étaient soulagées. Elles. Soulagées. Que devrai-je dire alors ???

Après un tel exemple de compréhension, je ne peux que vous inciter à faire votre “révélation” auprès de votre entourage.

Je vous adresse tous mes bisous & voeux de totale acceptation de la part de vos proches.

En toute féminité,
Flo

 

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21 responses to Un nouveau pas … Un grand cette fois …

  1. E K a écrit le 10 juillet 2014

    Florence, tu as été très courageuse vis-à-vis de toi-même, et auprès de tes proches. Ton témoignage est très important pour toutes celles et tous ceux qui sont dans une position similaire. Merci de ce partage et bon courage !

    Bises

  2. Jeanne Swidzinski a écrit le 10 juillet 2014

    Témoignage sincère et très touchant comme beaucoup de coming out fait à nos enfants ( pour les trans-parents).
    Quand on se sent plus à l’aise à l’écrit, donner une lettre qui traduit tous les sentiments que l’on veux exprimer est une solution.
    Personnellement, j’ai rencontré mes 3 garçons individuellement pour qu’il n’y ait pas d’interférence et de phénomène de groupe en ayant pris soin auparavant d’avoir rédigé un courrier qui regroupait toutes les idées que je voulais leur communiquer.
    Je n’ai pas eu besoin de leur lire mais je connaissais par cœur le message que je voulais leur transmettre.
    Ils ont également réagi de façon très “saine” en me félicitant d’avoir conservé en moi ce ressenti pour ne pas bouleverser notre organisation familiale et d’avoir le courage de le vivre maintenant aux yeux de tous en m’assurant de leur soutien dans ma démarche!

  3. Ester a écrit le 10 juillet 2014

    Florence je crois que ton témoignage sera très utile et incitera d’autres a suivre cette voie. Rédiger une lettre pour annoncer une chose aussi importante est une bonne méthode. Parce que de vive voix on risque d’être trop émue et perturbée. On laisse aussi l’occasion a la personne qui la lit de prendre le temps d’intégrer, de digérer cette nouvelle.
    Merci pour ce témoignage!

  4. Agnès Robert a écrit le 11 juillet 2014

    Merci Florence pour ton témoignage, j’ai lu ta lettre avec grande attention et émotion parce que moi aussi j’ai deux filles (encore jeunes, pré-ado) avec lesquelles existe un lien réciproque très fort et aussi deux fils, adultes eux, et que cette lettre, à peu de choses près, je pourrais l’avoir écrite ou l’écrire un jour parce que cette question, un jour forcément va se poser ou plutôt s’imposer. Je suis pour ma part très prudente et réservée sur la question de l’annonce à l’entourage. Certainement parce que je ne suis pas moi-même encore très claire sur mon devenir. Mais avec les enfants qui savent souvent avant qu’on leur ait appris c’est évidemment incontournable. L’âge également est actuellement un frein puissant pour moi car je craindais de perturber mes filles tant qu’elles ne sont pas psychologiquement plus construites. En tous cas merci de la publication de ta lettre elle me projette et m’indique un chemin possible. Anhais.

  5. yukarie a écrit le 11 juillet 2014

    ahhhh quelqu’un qui ose parler en français : je préfère le mot “révélation” au mot “Coming Out” (même si je ne l’utilise pas assez) . Je trouve le mot plus riche, plus poétique : ôter le voile, faire apparaître …

    j’ai encore les larmes aux yeux après la lecture de cette lettre …
    tout est dit
    bravo aux filles capables d’accepter un tel bouleversement.
    merci du partage

    Mes enfants aussi (34 et 36 ans) ont bien accepté ma transidentité. C’est un soutien énorme que d’avoir leur appui.
    Alors que je m’apprête à vivre en femme à plein temps, mon fils vient d’informer ses enfants (5, 7 et 9 ans).
    La grosse question a été : comment on va appeler papi ?

  6. Claude a écrit le 11 juillet 2014

    Florence, que cette lettre est belle !
    Et que ta façon de l’écrire est élégante et sensible. Tes filles n’ont pu que ressentir ta féminité et te comprendre !
    Précisions livrées pudiquement par petites touches, déclaration d’amour “paternel” sans faille, respect de l’autre, capacité à reconnaître le chagrin (le sien et celui de l’autre)…
    J’en reste émerveillé.
    On dirait bien que la transition nous lamine pour mieux nous reconstruire, puis nous bonifier.
    Tu en es l’exemple flagrant.

  7. Amélie a écrit le 11 juillet 2014

    Je sais pas quand j’aurais ton courage, mais ta lettre m’aidera beaucoup pour mes enfants.
    J’en ai déjà une que je traine presque en permanence pour mes amis depuis 1 an.
    Bises et bonne continuation
    Amélie.

  8. Noémie a écrit le 12 juillet 2014

    Merci Florence pour cette lettre. Elle est très bien écrite et tu as eu beaucoup de courage.. On ne se connait pas mais j’ai moi même fait ma ” révélation” très récemment à mes 3 enfants ( 2 filles ados et 1 garçon plus jeune ) et je dois dire qu’ils ont très bien réagi. En tout cas mieux que je l’espérais. Ils leur faudra certainement du temps pour digérer qui est réellement leur cher papa. Nos enfants sont formidables, plus peut être que certains adultes! Amicalement, Noémie.

  9. severine tanguy a écrit le 13 juillet 2014

    Il faut beaucoup de courage pour remettre une telle lettre à ses enfants au risque de tout foutre en l’air. Flo, tu peux être fière de tes filles, elles sont top, comme tu l’écris. Pour elles et pour toi, c’est important que vous restiez unies, c’est important la famille pour franchir certaines étapes de la vie et toi tu viens de franchir un col hors catégorie avec des supportrices de coeur.
    Sév

  10. Alexia Reborn a écrit le 14 juillet 2014

    Bonjour Flo,et toutes les filles,
    En lisant ton récit, j’étais suspendu à tes mots. Quel courage quand on sais que ce n’est pas chose aisée que d’avouer. Tu as eu de la chance d’avoir de la compréhension dans ton entourage. Ce n’est pas le cas de tout le monde.
    Bravo, et tous mes vœux de bonheur et de réussite dans ta vie de femme.

  11. Alexia Reborn a écrit le 14 juillet 2014

    Coucou les filles! et les gars aussi!
    je viens juste de finaliser mon inscription avec ma photo,sut TXY. enfin une de mes photo, si vous en voulez plus sur moi et partager au fil du temps ma vie de femme je vous convie sur Face Book: alexia reborn.Et n’oubliez pas avant de visiter, de lire la rubrique” A propos d’Alexia”. Bonne visite, à très vite de vous lire sur TXY. Bises.

  12. Florence Martinot a écrit le 16 juillet 2014

    Bonjour à toutes, et à Claude :-)

    Vous aurez pu vous apercevoir que je ne suis pas souvent présente sur Txy.
    Pas aussi souvent que je le souhaiterais, ou que mon emploi du temps me le permet.

    J’ai néanmoins pris le temps de lire tous vos commentaires, et je dois avouer que c’est à mon tour d’être émue. A 8h du matin, c’est pas top pour commencer la journée.

    Si j’ai été soulagée de me révéler ainsi à mon entourage, je suis également comblée d’avoir été soutenue dans ma démarche par mon entourage, et à présent, je suis ravie d’avoir pu vous faire profiter de mon expérience. Mon “épreuve”, écrite & orale si je peux dire.

    A mon tour de vous soutenir dans votre démarche. Je ne saurais que vous inciter à révéler les femmes que vous êtes auprès de vos proches. Je demeure persuadée qu’on se fait des idées (souvent sombres) quant à la perception & le regard des autres.

    Et puis, je dirais que ça permet de mettre les pendules à l’heure, et d’en terminer avec la “placardisation”.

    Courage les filles, même si je peux être loin géographiquement parlant pour certaines, mes voeux de féminité vous accompagnent,

    Des bisoussssss
    Flo.

  13. florence varin a écrit le 21 juillet 2014

    merci flo je te l’ai déjà dit mais je préfère le redire ” Bravo” à la relecture de ta lettre les larmes me montent cela doit venir du prénom sourire, tes filles sont grande et très ouverte un bonheur que de savoir que cette ouverture vient aussi de l’éducation tu vous leurs avaient donner, qu’elle récompense merveilleuse de savoir que ces enfants sont intelligents et garde cette sensibilités proche de l’amour altruiiste aimer, comprendre sans jugement et jamais tolérer mais comprendre justement . tu as eu beaucoup de courage moi je l’ai fait un par obligation prise au piège par mon fils mais c’est passé les miens ont 15,11,5 ans les enfants sont pleins de surprise et beaucoup plus intelligent que le certain adultes je t’embrasse avec toute ma tendresse

  14. Cynthia Cardui a écrit le 22 juillet 2014

    Merci.

    Merci d’avoir partagé cette lettre à toutes et tous. Merci vraiment.

    Cynthia en pleurs…

  15. chloe durand a écrit le 27 juillet 2014

    Comment faire? Quand le faire? Nous nous posons tous et toutes la question…
    Merci pour ton témoignage qui donne des idées.
    A l’occasion je remarque aussi que nous sommes un certain nombre à avoir des enfants ados et, une fois de plus, cela permet de se sentir moins seule.
    De mon côté ce n’est pas encore fait!
    Dans mes moments de faiblesse j’aimerais aussi être “surprise” par l’un de mes deux enfants. Cela provoquerait la révélation.
    A d’autres moments, je me sens plus forte, et la confiance que j’ai en mes enfants me permet d’envisager avec sérénité ce moment de partage avec eux.
    Mon coeur bat plus vite à l’idée de leur révéler ma féminité… et les larmes montent aux yeux.
    C’est bon de se sentir femme.

  16. Florence Martinot a écrit le 27 juillet 2014

    Mon dieu, je ne pensais pas déclencher de tels torrents de larmes !!!
    Je jure que je n’ai aucune action chez Kleenex ou “Salopin” :)

    Je vous fais part ci-dessous du petit mot que m’a laissé ma deuxième fille:

    “Mon Papa,
    J’accepte complètement tes “aveux”, et je suis quelque part soulagée d’avoir la confirmation de mes soupçons.
    Sans en être certaine, je l’ai toujours su, et je ne suis pas choquée, au contraire, je te trouve très courageux et te soutiens
    Je t’aime,
    Emma”

    Voilà. Rien à dire de plus. Juste appécier l’amour de mes filles à sa juste valeur.

    Bisoussssss à toutes,
    Flo.

  17. Elise a écrit le 8 septembre 2014

    Bravo a toi
    j’admire ta lettre ,j en est eu les larmes aux yeux
    ayant fait la même chose pour mes parents ,ca a fait remonté des souvenir.
    j’ai l’impression que les jeunes génération sont plus compréhensif ,je me trompe peut être.
    merci a toi de l’avoir partager et bon courage pour la suite.

  18. saidatrav a écrit le 17 septembre 2014

    Bonsoir , j’avoue que ça ne doit pas etre facile d’en parler . moi personnellement j’en ai parlé à ma fille qui 25 ans , elle le sait mais j’évite de me travestir devant elle , étant donné que je n’ai aucun conflit avec les sexe qui m’a été donné à ma naissance par conséquent suis plus souvent en il quand elle est là chez moi que en elle .

    il est sur que quand on se sent vraiment femme à temps plein si je puisse dire ainsi ,y a que cette solution en parler .

    très courageuse flo bizous Saida!

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